Nature et harmoniePhilosophie et spiritualité
Vous êtes ici : > Accueil  > Philosophie et spiritualité  > Philosophie 

Nature et harmonie
> Plantes utiles
> Culture des plantes
> Echange et vente de graines

Philosophie et spiritualité
> Philosophie

Actions possibles
> Nous contacter
> Mettre en favori

Liste de diffusion
 
 Ok

Les processus de contre-argumentation

Dans les années soixante, on s'est demandé si le fait de prévenir une personne qu'elle allait être soumise à une tentative de persuasion avait un impact sur l'efficacité de celle-ci. On s'est alors aperçu qu'il y avait une différence selon que l'on précisait le point de vue qui allait être développé ou non. Lorsqu'on prévient une personne qu'on va chercher à l'influencer dans un certain sens, elle s'engage en général dans un processus implicite de contre-argumentation, envisagent en quelque sorte les arguments qu'on pourra lui exposer et les contre arguments qu'elle y opposera etc. etc. Elle mobilise ainsi des ressources qui lui permettront par la suite de résister plus efficacement. Voici les étapes par lesquelles ce processus a été mis en évidence :

En 1965, tout d'abord, Freedmann et Sears ont montré qu'en moyenne, lors d'une tentative de persuasion que les sujets peuvent anticiper, plus le temps séparant la mise en garde et cette tentative s'allonge, moins les sujets sont enclins à se laisser convaincre par le message persuasif.

Puis ce fût au tour de Brock, en 1967, d'apporter des résultats cohérents avec l'hypothèse de l'existence d'un processus de contre-argumentation : il constate que, parmi des étudiants soumis à un message en faveur de l'augmentation des droits universitaires, le nombre de contre-arguments trouvés (par écrit) par chacun d'eux avant le message est inversement corrélé avec le changement d'attitude dans le sens du message ou, autrement dit, que plus un étudiant trouve de contre-arguments avant la tentative de persuasion, moins il en est affecté.

Enfin, dans un cadre expérimental (un paradigme, si vous préférez) similaire, Petty et Cacioppo (1977) demandent à des sujets de noter toutes les idées qui leur viennent à l'esprit après la mise en garde. Ils sont également priés par la suite d'évaluer si ces idées vont dans le même sens, sont neutres, ou sont opposées au message qu'ils viennent d'entendre. Les résultats mettent là encore en évidence une relation entre le nombre de contre-arguments et la résistance à la persuasion, mais ils démontrent de plus, que même lorsqu'on ne suggèrent pas explicitement aux sujets de rechercher des contre-arguments, c'est tout de même ce qu'ils font automatiquement et que c'est donc bien la mise en garde qui déclenche le processus de contre-argumentation.
Par Psyché, le 28/02/2005

> Signaler une erreur
> Commenter l'article

L'original, et d'autres documents se trouvent à cette adresse :
http://www.elevation-de-l-esprit.com

Ce document est une production originale. Toute reproduction doit être négociée avec l'auteur. Conserver cette mention est l'une des conditions.